Sep
04

Dans le Nord, une maison «hantée» fait fuir ses occupants

Par Lana  //  News Standard  // 

Le père de famille qui loue cette maison évoque des marques étranges sur son corps, des apparitions. Dans le village, on ironise.

Photo : Google Street View

 

Dans le Nord, l'histoire d'une maison hantée dans le village de Villers-Outréaux, pas loin de Cambrai, fait sensation depuis quelques jours. «Tout est parti de l'instant où j'ai voulu couper un arbre, il y a environ trois semaines», raconte Stéphane Larmigny, locataire de la maison.

«Il n'était pas énorme pourtant, le tronc faisait une trentaine de centimètres. Mais le moteur de ma tronçonneuse a brûlé. J'ai dû en acheter une autre, qui a dû dérailler une vingtaine de fois, la chaîne a sauté.»

Après, les signes sont devenus plus inquiétants. L'homme raconte la trace de main apparue sur son torse pendant son sommeil. «Trois gros doigts, et un pouce. On distinguait clairement la paume», raconte-t-il. Puis il y a eu «le chiffre, qui est apparu au bout de quelques jours. J'avais une marque sur le bras, comme un bleu, mais qui faisait de plus en plus mal. Puis j'ai vu que ce bleu avait une forme de 6 ou de 9.»

Stéphane Larmigny raconte avoir été le seul membre de la famille atteint par ces marques physiques. En revanche, tout le monde a vu les «fantômes». Des visages surtout, mais il se souvient de sa fille de 3 ans, qui s'est réveillée au milieu de la nuit. «Elle hurlait, en disant qu'il y avait une petite fille, au plafond, qui la regardait. Une autre fois, elle m'a dit qu'il y avait une dame à côté des toilettes.»

Lui aussi a vu des visages. «Un homme avec des moustaches comme au XIXe siècle», comme il l'explique. Et puis une grosse forme noire, dans le couloir, une nuit où il s'était levé. «Je suis resté bloqué dans le salon une demi-heure, effrayé. Je n'ai même pas osé en parler tout de suite à ma femme.»

Les gens se moquent de nous

Le couple a bien fait venir un prêtre, «pour bénir la maison». «On s'est sentis mieux pendant deux bonnes heures, mais tout est revenu très vite, en pire. La sensation d'être observés, les apparitions…» Ces phénomènes ont mis les nerfs de la famille à bout. «On a tenu deux nuits, presque blanches, puis on est partis. Maintenant, on est hébergés ailleurs», raconte Stéphane Larmigny.

D'où viendraient les fantômes? Stéphane Larmigny n'en sait rien, mais il a fait des recherches et il a sa petite théorie. «Pendant la guerre, le village a été rasé deux fois. Comme dans beaucoup de villes du Nord, il y avait tout un réseau de tunnels qui reliaient les bâtiments, pour que les personnes puissent évacuer si leur maison était abattue. Peut-être qu'il y avait un tunnel sous l'arbre?»

Le père de famille regrette surtout que beaucoup de gens ne les croient pas. «Le maire ne nous prend pas au sérieux, les gens se moquent de nous. Mais je ne souhaite à personne de vivre ça.»

D'ailleurs, au bar Le Sulky, le patron n'en démord pas: «On en parle, bien sûr, ça nous fait bien rire. On ne prend pas ça au sérieux du tout.» D'ailleurs, sa voix est couverte par des «ouuuh». Des bruits de fantôme que font ses clients, que tout cela amuse beaucoup. Visiblement, la famille Larmigny n'a pas fini de traîner cette histoire comme un boulet.

Source : Le Figaro

 

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